Lost in Transportation

This doesn’t have much to do with becoming Canadian but more with becoming a Haligonian. Since I’ve moved to Halifax I’ve been using public transportation more often. I could say I do it because it’s good for the environment, or because I like the exercise, but then I’d have to quickly get an extinguisher for my pants. I use public transportation because it’s very expensive to own a car and when you live in a city like Halifax it’s easy to get around by bus. Of course, some winter mornings I wish I could jump in a car waiting for me at my door and drive to work with my bum slowly roasting on the heated seat. But then I would be missing a lot of fun things. Well, I would miss things anyway…

First of all, I would miss my morning walk on the icy sidewalks. When else do I get to walk like a penguin or use my shoes for skates to get to the bus terminal? The kids who go to the school that is on my way there would probably miss making fun of me.

Another advantage of taking the bus is that it’s a very good way to get to know the city, at least for me. I have a bad sense of direction. No, really, a VERY bad sense of direction. So the bus is a good way for me to go from one point to another without getting lost in the middle. Even if, hypothetically of course, someone with a bad sense of direction could get on the right bus but heading in the wrong direction. I’m just saying it might happen… That’s why I like taking the ferry between Halifax and Dartmouth: it’s impossible, even for me, to get lost. Also, it’s only a ten minute-ride and I get to say that I have to take a boat across the Atlantic to go home.

But really, what I enjoy the most about public transportation is the public part. People watching is one of my favourite things to do. Even if you’ve only taken the bus once in your life, you know that you get to see a lot of different people on the bus: daily commuters in suits, students, families, sad people, funny people, people who avoid eye contact at all cost, crazy people, and a Frenchman who keeps looking around and who still sometimes can’t believe he lives in Canada.

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When you use public transportation you don’t have to worry about the scary Canadian roads, read what I have to say about them here 

In January, I made a video of Halifax. It’s called “2.2 seconds a day” and most of it was shot on buses and ferries. Watch it here.

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Ce qui suit n’a pas vraiment rapport avec le fait de devenir canadien mais plutôt avec celui de devenir haligonien (habitant d’Halifax). Depuis que j’ai déménagé à Halifax, j’utilise les transports en commun plus souvent. Je pourrais prétendre que je le fais parce que c’est bon pour l’environnement, ou encore parce que j’aime marcher, mais alors il faudrait que j’apprenne à vivre avec un nez d’un mètre de long. J’emprunte les transports en commun parce qu’avoir une voiture coûte beaucoup d’argent et que dans une ville comme Halifax c’est facile de se rendre n’importe où en bus. Bien sûr, certains matins d’hiver j’aimerais pouvoir sauter dans une voiture qui m’attendrait devant ma porte et conduire au travail pendant que mes fesses seraient en train de rôtir sur le siège chauffant. Mais je perdrais l’opportunité de faire plein de choses amusantes. Enfin… plein de choses.

D’abord, je ne ferais plus ma petite marche du matin sur les trottoirs couverts de glace. Je ne pourrais plus marcher comme un pingouin ou utiliser mes chaussures en guise de patins à glace pour éviter de me casser quelque chose en me rendant au terminal de bus. Les enfants de l’école qui est sur mon chemin seraient probablement tristes de ne plus pouvoir se moquer de moi.

Un autre avantage de prendre le bus, c’est que c’est un bon moyen de découvrir une ville, au moins pour moi. J’ai un mauvais sens de l’orientation. Non, vraiment, un TRÈS mauvais sens de l’orientation. Alors pour moi le bus est une bonne façon de me rendre d’un point à un autre sans me perdre en route. Même si, hypothétiquement bien sûr, quelqu’un qui n’a pas un bon sens de l’orientation pourrait prendre le bon bus mais dans le mauvais sens. Je dis juste que ça serait tout à fait possible… C’est pour ça que j’aime prendre le ferry entre Halifax et Dartmouth : c’est impossible, même pour moi, de se perdre. En plus, ça ne prend que dix minutes et je peux dire que je traverse l’Atlantique en bateau pour rentrer chez moi.

Mais vraiment, ce que je préfère dans les transports en commun, c’est le « en commun ». Observer les gens est une de mes activités préférées. Même si vous n’avez pris le bus qu’une seule fois dans votre vie, vous savez qu’on voit toutes sortes de gens dans le bus : des gens en costume qui vont au travail, des étudiants, des familles, des gens tristes, des gens drôles, des gens qui évitent les regards à tous prix, des fous et un français qui passe son temps à regarder autour de lui et qui a toujours parfois du mal à croire qu’il habite au Canada.

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Quand tu utilises les transports en commun tu n’as pas besoin de t’en faire au sujet des terrifiantes routes canadiennes. Lis ce que j’ai à dire à leur sujet ici.

En janvier j’ai fait une vidéo d’Halifax. Elle s’appelle “2,2 secondes par jour” et la plupart a été filmée dans les transports en commun. Regarde-la ici.

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Five things you should know before you come to Canada (or might not be aware of if you’re Canadian)

  1. Don’t ever, ever eat the last piece on an appetizer plate at a party. Sure you like it, it looks delicious and you’re very hungry/drunk, but you just don’t do that in Canada. Kitchens in Canada are filled with plates with one last bite/slice of pizza/brownie because people are too polite to take the last piece. Even if that means it will get thrown away (or eaten by the person in charge of cleaning).  It is such a cultural rule that if, at a restaurant, you put down your cutlery while you have just a little bit of food on your plate thinking you’ll just take your time to finish it, the waiter will just take it away.
  2. The correct way to tell someone they’re wrong is to start with “You’re right, but…” As a non-Canadian trying to blend in your main goal should be not to offend anybody. And by “offend” I mean telling them they’re wrong. Instead try suggesting they make a good point but they’re missing a very important part that YOU figured out. BAM! You just learned how to be right/win an argument like a true Canadian.
  3. Don’t take that last thing on the plate!
  4. Never go on a night out without your ID. It doesn’t matter if you look older than 19, chances are the bouncer won’t let you in without checking it. And if you’re coming from France and have one of those old filled by hand passports get ready for some very suspicious looks. New Year’s eve 2009 I couldn’t enter a liquor store because I didn’t have a piece of ID, even if I was 27 years old and had been buying liquor in France since I was 16.
  5. Canada is not just a big country covered in snow filled with polite people. Sure these stereotypes are partly true but it is so much more than that. It is a great country and Canadians are proud of it. You cannot go a day without seeing the Canadian flag or hear the word “Canada”. Coming from France, where it is not the case, I had to realize it doesn’t mean people think other countries are bad. They’re more like “We are not perfect, and we’re sorry about that, but we’re a pretty cool country”.

I’ve been here for almost five years. I love France, I am proud of being French. I love living in Canada.

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Cinq choses à savoir avant de venir au Canada (ou que vous n’avez peut-être pas réalisées si vous êtes canadien(ne))

  1. Ne jamais, jamais prendre le dernier morceau qui reste sur une assiette d’apéro à une fête ou un dîner. Bien sûr vous aimez ça, ça l’air délicieux et vous êtes affamé(e)/bourré(e), mais c’est juste que ça ne se fait pas au Canada. Les cuisines canadiennes sont remplies d’assiettes dans lesquelles il ne reste qu’une part de pizza ou une bouchée de brownie parce que les gens sont trop polis pour prendre le dernier morceau. Même si ça veut dire que ça sera jeté (ou mangé par la personne qui nettoiera). C’est tellement ancré dans la culture canadienne qu’au restaurant, si vous avez le malheur de poser vos couverts pendant quelques secondes pensant prendre votre temps pour finir le peu de nourriture qu’il reste dans votre assiette, le serveur la débarrassera, parfois sans vous demander.
  2. La façon correcte de dire à quelqu’un qu’il a tort est de commencer par « Tu as raison mais… » En tant que non-canadien essayant de s’intégrer votre but principal devrait d’être de n’offenser personne. Et par « offenser » je veux dire insinuer que la personne se trompe. Essayez plutôt de suggérer que son argument est valide mais qu’elle a oublié un point très important que VOUS connaissez. BOOM! Vous venez d’apprendre comment avoir raison/gagner un débat comme un vrai canadien.
  3. Ne jamais prendre le dernier morceau qui reste sur une assiette!
  4. Ne jamais sortir le soir sans une pièce d’identité. Peu importe que vous ayez l’air d’avoir plus de 19 ans (l’âge légal au Canada), il y a de grandes chances que le videur ne vous laisse pas rentrer si vous n’en avez pas une. Et si vous venez de France et que vous avez un de ces anciens passeports remplis à la main, attendez-vous à de drôles de regards. Le soir du réveillon 2009, je n’ai pas pu rentrer dans un magasin d’alcool parce que je n’avais pas ma pièce d’identité, même si j’avais 27 ans et que la première fois que j’ai acheté de l’alcool en France j’avais 16 ans.
  5. Le Canada n’est pas juste un grand pays couvert de neige et rempli de gens gentils. Bien sûr ces stéréotypes sont en partie vrais, mais le Canada, c’est bien plus que ça. C’est un super pays et les canadiens en sont fiers. Il ne se passe pas un jour sans que vous ne voyez au moins un drapeau canadien et que vous n’entendiez le mot « Canada » dans un contexte positif. Venant de France, où ce n’est pas vraiment le cas, Il m’a fallut comprendre que ça ne veut pas dire qu’ils pensent que les autres pays ne sont pas bons ou que le Canada est meilleur. Ils sont plutôt du genre « On n’est pas parfaits, et on s’en excuse, mais on est un pays plutôt cool. »

Je suis ici depuis cinq ans. J’aime la France, je suis fier d’être français. J’aime vivre au Canada.

Hockey fever? What is happening to me?!

Something weird just happened to me. I just caught myself thinking “Cool, men’s hockey is starting soon!” That might not sound so weird to you, but if you know me, you know I don’t normally care about hockey. If you don’t know me, you just need to remember I am from France. Hockey is as popular in France as sand surfing is in Canada.

Now, I can see only two reasons for me getting excited for “Ice Hockey” as we call it back home:

1. It’s the Olympics.  I watch all the random sports I don’t care about for 4 years and get super excited. I’ll watch anything during the Olympics. I could watch an Olympic snowball fight. I could watch a snow angel competition. I even watch curling sometimes…

2. I actually AM becoming Canadian. When I first got here it didn’t take me too long to realize how important hockey is in the Canadian culture. It is kind of what soccer is for Brazil, or Justin Bieber for teenage girls. So for my first few months in Canada I never dared to tell people that I didn’t really enjoy hockey. I memorized a few names, learned a few terms and nodded a lot when people were talking about a game or a player. Then I started to watch hockey once a year, just the playoffs and mostly because it’s a good excuse to drink beer and yell at my TV. And here I am, waiting for the men’s hockey competition to start, ready to cheer for Team Canada.

It took me almost five years to get excited about hockey. Well, this blog is called SLOWLY becoming Canadian for a reason.

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La fièvre du hockey ? Mais qu’est-ce qui m’arrive?!

Il vient de m’arriver quelque chose de bizarre. Je viens juste de me surprendre à penser « Cool, le hockey va bientôt commencer !» Ça ne vous semble peut-être pas bizarre, mais si vous me connaissez, vous savez que je ne m’intéresse vraiment pas au hockey. Si vous ne me connaissez pas, rappelez-vous simplement que je viens de France. Le hockey est aussi populaire en France que le surf sur sable au Canada.

Je ne vois vraiment que deux raisons à mon enthousiasme pour le « hockey sur glace », comme on l’appelle en France (ici, les gens ne s’embêtent pas à préciser vu que c’est le seul qui compte).

1. On est en plein JO. Je regarde tous les sports dont je n’ai rien à faire pendant 4 ans et je suis à fond. Je pourrais regarder n’importe quoi pendant les JO. Je pourrais regarder une bataille de boule de neige olympique. Je pourrais regarder une compétion de roulage dans la neige. Il m’arrive même de regarder le curling…

2. Je deviens VRAIMENT canadien. Quand je suis arrivé ici, ça ne m’a pas pris longtemps pour comprendre à quel point le hockey est important dans la culture canadienne. Il est partout. C’est un peu comme pour le foot au Brésil, ou Justin Bieber pour les adolescentes. Donc pendant mes premiers mois au Canada, je n’osais pas dire aux gens que je n’aimais pas vraiment le hockey. J’ai mémorisé quelques noms, appris quelques termes techniques et beaucoup hoché la tête quand les gens parlaient d’un match ou d’un joueur. Et puis, j’ai commencé à regarder le hockey une fois par an, juste pendant les playoffs et surtout parce que c’est une bonne excuse pour boire de la bière et crier après ma télé. Et me voilà maintenant à attendre avec hâte le début du tournoi olympique, prêt à supporter l’équipe du Canada.

Ça m’a pris presque cinq ans pour apprécier le hockey. Après tout, ce blog s’appelle LENTEMENT Devenir Canadien pour une bonne raison.